Au nom de notre président, M. Maucher, j'aimerais vous souhaiter la bienvenue à cette célébration du 75e anniversaire.

Souvenons-nous que juste après la création de la Chambre de commerce en 1919, son Conseil décida de s'attaquer à la question de la résolution des litiges commerciaux.

Le Conseil souhaitait encourager l'usage de la conciliation et de l'arbitrage dans la communauté internationale des affaires.

Les hommes d'affaires qui composaient le petit groupe des fondateurs de la CCI s'étant eux-mêmes dénommés les « marchands de la paix », il était tout naturel qu'ils s'intéressent au règlement des litiges.

En ces temps cependant, dans la plupart des pays du monde, l'arbitrage n'était pas reconnu comme un mécanisme de résolution des litiges juridiquement obligatoire.

Le Comité de l'arbitrage dut en conséquence travailler dur et avec une vision à long terme. L'objectif a finalement été atteint grâce à la foi inébranlable et à la détermination de plusieurs générations de dirigeants de la CCI.

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a rappelé, au mois de juin dernier à l'occasion du New York Convention Day, que c'était à l'initiative de la CCI que les Nations unies avaient entrepris, dès 1953, de mettre en place un traité international sur les sentences arbitrales. Chacun sait que la Convention de New York est devenue le pilier de l'arbitrage international.

Nous devons tout cela aux personnes exceptionnelles qui sont derrière l'institution dont nous célébrons l'anniversaire aujourd'hui. Nous leur sommes reconnaissants.

Nous devons également exprimer notre reconnaissance à ceux qui ont poursuivi, élargi, modernisé et accéléré le travail de la Cour depuis lors.

Au fil des ans, la charge de travail de la Cour n'a pas fait que croître, elle est également devenue plus complexe, compte tenu de la variété des cultures en cause, ainsi que des réformes et révisions successives du Règlement qui ont dû être menées à bien.

Dans l'année précédant la signature de la Convention de New York, la Cour a reçu 32 demandes d'arbitrage. Le nombre des demandes est allé toujours croissant depuis lors et a atteint le nombre impressionnant de 452 l'année dernière. Les parties aux arbitrages CCI viennent quasiment de tous les pays et de tous les secteurs d'activité. Ces chiffres en hausse montrent que la Cour a atteint les objectifs de ses fondateurs.

Je voudrais remercier chaleureusement le président de la Cour, M. Robert Briner, son prédécesseur, M. Alain Plantey, notre Secrétaire général, M. Horacio Grigera Naón et son prédécesseur, M. Eric Schwartz, avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler.

Ils ont vraiment accompli un travail superbe pour le développement de l'arbitrage CCI.

Nous ne devons pas oublier qu'une proportion importante des revenus de la CCI vient de la Cour. La Cour n'est pas seulement l'élément essentiel de la résolution des litiges, elle est également un organe générateur de revenus pour la CCI.

J'aimerais aussi exprimer mes remerciements chaleureux au Bureau de la Cour ainsi qu'aux membres de la Cour qui ont fait de l'arbitrage CCI un mécanisme unique, tant par sa qualité que par sa reconnaissance internationale.

Mes remerciements vont aussi au personnel du Secrétariat de la Cour au siège de la CCI qui gère de jour en jour une charge de travail considérable.

Je ne pourrai jamais remercier assez le président et les membres de la Commission de l'arbitrage international, ainsi que son Bureau, pour l'extraordinaire travail qu'ils accomplissent.

En tant qu'ancien président de la CCI, je suis fier de cette institution distinguée. Elle est aussi dynamique, flexible et efficace qu'elle l'était il y a 75 ans et relève tous les défis.

Une fois encore, je vous félicite et vous souhaite une journée de travail productive ainsi qu'un agréable séjour à Genève.

Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je dois assister à la réunion du Comité exécutif, qui a lieu en ce moment, ce qui explique que notre président n'a pas pu être présent avec nous aujourd'hui.